Kendji Girac News

Blog de référence relayant l'actualité de l'artiste


Kendji, le chanteur gitan savoure sa bohème

Publié par Admin sur 15 Février 2015, 19:02pm

Catégories : #Actualités, #KendjiTour2015, #Le Silo, #Marseille, #Le JDD

Phénomène de l’année, le chanteur gitan de 18 ans tourne à guichets fermés, chavire les cœurs mais garde les pieds sur terre.

Absent des Victoires de la musique vendredi soir, mais grand gagnant de l'année musicale avec son premier album, vendu à près de 700.000 exemplaires en quatre mois, Kendji Girac, 18 ans, fascine autant qu'il charme. Nous avons pu le constater de près, jeudi, à Marseille, à l'occasion de la dixième date de sa toute première tournée.

Nous voilà donc au Silo, flambante salle de 2.000 places située sur les docks, remplie d'adolescentes hystériques, de fillettes médusées, de parents amusés et de curieux de tous les styles lançant des "olé!" à la volée. Certains sont venus assiéger la salle dès le matin. Juste avant le lever de rideau, vers 20 heures, ils ne se fatiguent pas de hurler, bien au contraire. Une ferveur rare, au point que le début du concert s'assimile à un combat entre les cris du public et la voix du beau gosse, vainqueur de l'émission The Voice en mai dernier.

Fiesta "caliente"

Depuis, le phénomène Kendji ne fait qu'enfler, porté par des tubes ensoleillés déjà connus de tous comme Andalouse, Color Gitano, Elle m'a aimé… Sans oublier ses reprises de La Bohème, de Charles Aznavour, et de Bella, de Maître Gims, toutes deux musclées d'envolées flamenco qui font l'unanimité.

«Je ne sais pas où j'irai mais je sais d'où je viens»

Le disque, produit avec des compositeurs ayant servi Zaz ou Yannick Noah, peut paraître gentiment répétitif, un poil trop calibré "dance". Peu importe : le joli barbichu a pour lui son énergie toute latine, sa guitare gypsy jazz, et sa cote d'amour qui pulvérise tous les a priori. Du coup, on voit même des récalcitrants s'abandonner soudain à sa fiesta caliente, qui plus est chantée en français, une première pour un chanteur gitan.

"Je ne sais pas où j'irai mais je sais d'où je viens", affirme Kendji dans Cool, chanson qui résume sa folle année de succès. Lorsqu'on l'approche en loge avant le concert, son naturel positif et serein semble en effet de mise. Comment perçoit-il cette hystérie collective qui le suit à la trace? "Cela ne me déstabilise pas, ça me renforce au contraire, me donne la niaque. Il me tardait de recevoir cet amour." La preuve : "Quand on arrive sur scène, la fatigue s'évapore, on ne pense qu'à s'amuser! Ça me bluffe beaucoup, je pourrais tenir trois heures si j'avais assez de chansons."

«Mon père avait du bon boulot ici, avec les pins parasols»

Marseille n'est pas non plus une ville anodine, pour ce gamin élevé au fil des pérégrinations de ses parents entre la Dordogne et la côte méditerranéenne. "Il y a plein de gitans qui chantent et qui jouent ici! Nous, on stationnait nos caravanes à Grand Littoral au moins deux mois par an. Mon père avait du bon boulot ici, avec les pins parasols." De ce père élagueur, qui lui transmis son savoir-faire pour soigner les arpèges aussi bien que les arbres des villes, il parle avec une affection sans bornes.

"Jugés comme des voleurs"

"J'aimerais bien l'amener sur scène. Il chante mieux que moi, peut-être car il est plus ténor. Il me fait frissonner! De tous les artistes qui m'influencent, il est celui qui m'a cueilli au plus jeune âge, qui m'a donné l'envie, la passion. Nous, on aime faire la fête, donner du plaisir." Et tant mieux si cela amène le succès : "On ne va pas dire que c'est une revanche, mais quand même, on a été souvent jugés comme des voleurs… Faire découvrir aux gens qu'il existe des gitans comme moi, respectueux, qui aiment rire, c'est une fierté." Pour ses proches, notamment son grand frère Jessy, 23 ans, chanteur chez les chrétiens évangélistes, c'est aussi un apaisement. "Il préfère me savoir en tournée que traînant les rues la nuit! Lui, il n'a pas le droit de danser ni de boire." Un choix différent du sien. "Moi, j'adore Dieu de tout mon cœur, mais je suis un païen. À 13 ans, je sortais déjà en boîte!" Sauf qu'aujourd'hui, les inconvénients de la célébrité s'en mêlent, les choses changent : "Sortir devient difficile. Je me retrouve pris en photo, filmé... Et je ne voudrais pas que les gens aient une mauvaise image de moi."

SOURCE : LEJDD.FR

Kendji, le chanteur gitan savoure sa bohème
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents