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Kendji, le gitan de 18 ans fait fondre le coeur des filles

Publié par Admin sur 6 Février 2015, 16:13pm

Catégories : #Actualités, #KendjiTour2015, #Plougastel Daoulas, #Ouest France

C'est le grand succès du moment. Après avoir remporté le très populaire télécrochet de TF1, The Voice, Kendji Girac a vendu des disques par camions. Son album, sorti en septembre, approche les 600 000 exemplaires. Pour comprendre le phénomène, nous sommes allés à sa rencontre, à Plougastel-Daoulas, près de Brest.

Bravant le froid qui mord la Bretagne en cette fin janvier, les premiers fans sont arrivés dès midi. La majorité sont des toutes jeunes filles. Ce sont elles qui ont fait gagner Kendji Girac à The Voice 2014, émues d'abord par son beau minois, avant de céder devant ses chansons ensoleillées.

Au fil de l'émission, le public s'est élargi. « Je n'aime pas trop The Voice, raconte Dune, 18 ans. Je suis tombée sur lui en zappant. Il est trop beau ! Un peu petit peut-être, s'interroge-t-elle... Non, il est magnifique. Il a le même âge que moi. Et sa chanson (Andalouse) reste dans la tête. Ce n'est pourtant pas mon style musical. Je préfère le RnB, l'électro, Beyonce... »

Sa copine Pauline hoche la tête : « C'est un gitan. Il n'était pas connu. Il n'avait pas de contact. Il n'a pas été pistonné. Il vient d'un trou paumé. Mais il est mignon et il a une belle voix. » Grâce à Dune et Pauline, les Brestoises, on comprend l'essentiel des recettes du succès de Kendji. Après les adolescentes, c'est souvent toute la famille qui a craqué...

Il est 18 h. La file d'attente dépasse la centaine de mètres. « On est venu pour elle », explique une mère de famille, la main sur la tête de sa fille de 4 ans ! Elles sont nombreuses les petites minettes de 4-7 ans qui fêtent, ce soir là, leur premier concert. Partout en France, des salles comme ici, entre 1 500 et 2 000 places, affichent complet.

Kendji est un phénomène. Venu de nulle part, il a décroché la deuxième meilleure vente d'albums en France l'an passé, derrière l'intouchable Stromae et devant l'inusable Johnny Hallyday.

20 h 30 : le jeune homme est sur scène. Un concert chaleureux. De la « pop gipsy » illuminée par les accents flamencos de la guitare du gitan Titi. Le public est spontanément joyeux, sans retenue. Le groupe reprend aussi un titre de l'idole de Kendji, le guitariste Paco de Lucia. Avant une jolie version de La bohème d'Aznavour.

Il est un peu moins de 22 h quand il quitte la scène, s'engouffre dans une voiture, moteur allumé, pour prendre la route avant d'être bloqué par les fans. Une petite dizaine d'entre eux a anticipé sa sortie et se tient près de la porte arrière pour arracher une photo. Tout cela reste bon enfant. Dune est sur un nuage. Elle a réussi à approcher Kendji pour un selfie qui file aussi sec sur les réseaux sociaux.

Nous suivons la voiture qui trace vers Brest et l'hôtel Continental. Le chanteur nous attend. « C'était mon premier concert solo en Bretagne. Ma soeur Katia est mariée avec un Breton. Ils vivent à Nantes. »

On évoque son incroyable parcours. Il y a tout juste un an, il se regardait passer à la télé dans The Voice, au stade des auditions. En mai, il remporte la finale. En septembre, il sort son album. « Je voulais des chansons qui parlent de moi, de ma famille, du fait que je sois passé de l'ombre à la lumière, mais que je n'oubliais pas d'où je venais. On m'a présenté des auteurs. »

L'album, dont il a coécrit une des musiques, décolle immédiatement... L'enfant de Périgueux devient star.

« Mon enfance, c'est la bohème. J'ai voyagé très jeune. Chaque mois de février, on partait sillonner les routes de France. L'aventure, c'est ce que l'on aime. En groupe et en caravane. En hiver, on se pose. Cela fait partie de la culture gitane. »

À 7 ans, Kendji chante. À 13 ans, il se met à la guitare, seul. « Je regardais mon père, mes oncles. Chez nous, la fête, la guitare, les chants font partie du quotidien. C'est naturel. »

À 17 ans, il adapte Bella, le tube de Maître Gimms, à la gitane. « Je l'ai posté sur le Net juste pour avoir quelques J'aime sur Facebook. Sans l'idée de me faire remarquer. » Le succès de la vidéo l'a amené jusqu'à The Voice.

Lui pensait être élagueur, comme son père, comme son frère, après avoir quitté l'école en 3e. « J'étais passionné par ce travail. Je me disais que je n'avais pas besoin d'études pour me suspendre à 30 mètres de haut, avec une tronçonneuse à ras du visage. »

Le reste de l'histoire est connu. Même s'il faut souligner son étonnante adaptation : « Durant The Voice, Mika a su me donner le courage de m'affirmer. Et puis je ne m'échauffais pas la voix. Je ne chantais pas avec le diaphragme, avec le ventre. Je n'articulais pas assez. Des détails qui comptent aujourd'hui. »

Parti sur les routes pour une longue tournée, il réfléchit déjà à son deuxième album, tout en prenant garde à défendre ses valeurs : « Je suis attentif au respect. Quand je suis chez moi et qu'un ancien entre, je me lève pour lui laisser la place. C'est ce que j'ai appris. Ma force, aujourd'hui, c'est de voir les yeux de mes parents pétiller quand ils me regardent sur scène. »

Il est aussi heureux que sa « gypsy pop » ait séduit la France. « Nous les gitans, on est parfois jugés pour rien, on prend pour d'autres, comme si on était tous des voleurs. Alors voir des gens, aujourd'hui, nous aimer, nous accepter, comme Gignac dans son sport et moi dans la musique, c'est ma plus grosse fierté. »

SOURCE : JACTIV.OUEST-FRANCE.FR

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doville 21/07/2015 01:48

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