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Kendji : son histoire fait rêver la France - VSD

Publié par Admin sur 8 Avril 2015, 13:38pm

Catégories : #Actualités, #La presse en parle, #VSD

700 000 albums vendus, une tournée triomphale… À 19 ans, comment suppporte-t-on d’être un phénomène ? Il se confie à Nikos Aliagas, l’animateur de TF1, qui le suit depuis « The Voice ».

Kendji ne porte pas de masque. Le jeune chanteur vous regarde droit dans les yeux, de la même façon qu’il le faisait avant de rencontrer le succès. Je me souviens de son regard lorsqu’il est arrivé sur le plateau de «The Voice», émerveillé, curieux et humble. Presque incrédule. Si le public l’a plébiscité, c’est aussi pour sa gentillesse. Pour ce qu’il dégage naturellement, ce sourire solaire qui fait du bien, ce jeune gars à qui on aimerait dire bonjour le matin pour bien commencer sa journée. Kendji ne joue pas un rôle, il ne porte pas de costume à paillettes pour faire un numéro de claquettes et puis s’en aller discrètement par la sortie des artistes pendant que le public applaudit encore. Le jeune homme vit à 100 à l’heure mais il n’est pas dupe. Les lois impitoyables des feux de larampe, il apprend à les connaître en accéléré. La vie nomade, l’instinct de survie et l’amour des siens le protègent des écueils de l’ascension rapide. Ce qui me frappe le plus, chez lui, c’est son absence de cynisme. Pas de formules show-biz, pas de petite phrase « in » pour montrer qu’il est dans le coup, Kendji est un jeune homme de son temps qui sait pertinemment que rien n’est dû ni acquis d’office. Au fond, si la notoriété n’a pas affecté son équilibre, c’est parce que sa gentillesse n’est ni surfaite ni naïve. Le public ne s’y trompe pas: le regard d’un homme dit tout.

 

VSD. Il y a un an, tu faisais tes premiers pas dans «The Voice». Je te revois pendant le casting. Ce jour-là, il y avait tes soeurs, ton frère, tes parents à tes côtés.

Kendji Girac. Je m’en souviens bien. J’étais stressé. C’était la première fois que je venais à la télé et, très franchement, je ne savais même pas ce que je faisais là. Je tentais ma chance sans trop y croire. Et puis j’ai été pris. Mais je ne l’ai pas compris tout de suite.Quelques jours plus tard, pendant les répétitions, je me suis donné à fond parce que je croyais que je passais encore un casting. C’est dire si j’avais peu d’espoir d’être retenu pour une émission comme «The Voice».

 

Pourquoi tes parents t’ont-ils accompagné pendant toute cette phase ?

Tout seul, je n’y serais pas allé. Vraiment. De toute façon, c’est mon père qui décide detout. Et pendant toute cette période, j’avais besoin de la présence de mes parents. Encore aujourd’hui, ils sont mon repère. De toute façon, si mon père ne m’avait pas suivi dans cette aventure, je n’y serais pas allé. J’avais trop peur de me confronter à ce monde que je ne connaissais pas.

 

C’est-à-dire ?

Au début, j’étais découragé et pas très confiant parce que les gens me disaient que ce milieu du show-biz n’était pas facile.

 

Avant «The Voice», tu travaillais avec ton père, qui élague encore aujourd’hui des arbres, je crois.

J’ai commencé à travailler avec mon père à l’âge de 13 ans. J’ai acquis le goût du travail.Je gagnais d’ailleurs bien ma vie. On avait une bonne réputation. Je me souviens que lapremière maison d’élagage, je l’ai trouvée tout seul, près de Perpignan. Et j’ai gagné 3 000 euros, cinq jours d’affilée sans m’arrêter, jour et nuit, à 40 mètres du sol.

 

Tu n’as pas le vertige ?

Non, j’aime prendre de la hauteur, mais j’ai déjà frôlé la mort !

 

Ce travail t’a peut-être aidé à mieux cerner le milieu du spectacle : certains qui se retrouvent tout en haut tombent vite.

Oui, moi, je monte doucement. Quand j’étais gamin, j’avais 10 euros dans la poche et j’étais heureux.

 

As-tu déjà été blessé par le regard des autres ? Des préjugés, parce que tu es gitan ?

Oui, il n’y a pas si longtemps encore j’ai été confronté à ce racisme. Et pourtant, je suis un peu connu maintenant. C’était dans un bar, à Toulouse où je m’étais rendu avec trois bons copains. À côté de nous, des mecs assez ambiancés ont commencé à chercher l’écharpe de l’un d’entre eux. Au bout d’un moment, comme ils ne la trouvaient pas, ils ont dit au patron en nous fixant du regard : “Normal, il y a des Gitans, ce sont des voleurs !”

 

Que fais-tu, dans ce cas-là ? Tu cherches l’explication ou tu traces ton chemin ?

L’explication ne sert à rien. Ce sont des gens qui ne véhiculent que des clichés. Ils croientnous connaître mais ils se trompent. Avant, je me serais peut-être emballé. Aujourd’hui, je ne dis rien. De toute façon, je ne veux pas que les gens me regardent mal. Je suis comme mon père : il n’a jamais contrarié quelqu’un même si ce dernier avait tort.

 

Est-ce que tu as appris l’art de l’adaptation et de la survie en tant que nomade ?

Ça m’aide dans le nouveau métier que j’exerce aujourd’hui. Je ne me plains pas, je bosse et je m’adapte. Je me sens de mieux en mieux. Avant, je ne savais pas que j’avais du talent. Je chantais dans des bars, mais ça s’arrêtait là.

 

Et imaginais-tu que ce métier serait aussi dur ?

Non, jamais, jamais ! Il y a un an, je pensais que la vie d’un artiste était formidable. J’imaginais que les artistes fréquentaient des endroits incroyables, mais je ne savais pas à quel point il fallait travailler dur pour aller dans ces lieux fantastiques. Je me suis beaucoup remis en question depuis la fin de «The Voice».

 

Retrouvez l'interview intégral dans VSD 1963 (du 9 au 15 avril 2015)

Source : VSD

Kendji : son histoire fait rêver la France - VSD
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