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Kendji : « Je veux montrer qu’il y a de très bons musiciens chez les gitans »

Publié par Admin sur 12 Juillet 2015, 18:04pm

Catégories : #Actualités, #Interview, #Le Progres

Le Puy-en-Velay. L’interprète d’« Andalouse » ouvrira la première édition des « Nuits de Saint-Jacques » dimanche, au jardin Henri-Vinay. Entre clichés sur la communauté gitane, sortie de sa première biographie et même lecture de la Bible, le vainqueur de The Voice 3 se livre.

Vous étiez encore inconnu il y a un an et demi, et le 18 juin sort déjà votre biographie -non autorisée- (« La Légende de Kendji », par le journaliste musical Thierry Cadet, NDLR), ça ne va pas un peu vite ?

Oui, c’est certain que tout ça est un peu trop rapide. D’ailleurs, une partie de mes fans et des gens ne trouvent pas ça correct. Ce gars-là a voulu sortir ce livre, personnellement, je m’en fous, ça ne vient pas de moi. Je ne l’ai pas lu, et je ne le lirai pas.

« Dormir à droite à gauche avec ma caravane, je connais ça très bien »

Kendji Girac

Vous n’avez pas peur qu’il y ait des inexactitudes dans ce livre ou des moments de vie privée que le public n’a pas à connaître ?

Je n’ai qu’un an d’expérience dans le métier alors je ne pense pas qu’il a pu raconter plein d’histoires sur moi. À part s’il en a inventé.

Lors de son émission « Touche pas à mon poste », Cyril Hanouna avait choqué en déchirant cette biographie. Et vous aviez envoyé un tweet pour le soutenir…

Oui j’ai bien réagi parce que j’ai compris que ce n’était pas de la méchanceté. Cyril Hanouna, c’est un ami, il m’aime bien, donc je ne vois pas pourquoi il aurait fait ça de mauvaise foi.

Eva Longoria vous adore, et vous avez même fait un duo, où vous chantez en français, avec Ariana Grande (« One Last Time », NDLR), vous n’êtes pas encore parti à la conquête de l’Amérique quand même ?

(Rires) Non bien sûr, je vois ça comme de très grosses expériences dont je me rappellerai toute ma vie. Mon public français me suit beaucoup et je chante surtout en Europe. L’Amérique, ce n’est pas à l’ordre du jour.

Beaucoup de vos chansons parlent d’amour (« Andalouse », « Elle m’a aimé »…, NDLR), vous êtes plutôt un vrai charmeur ou un vrai nostalgique ?

C’est surtout la nostalgie de mon vécu. C’est vrai que je suis très jeune, mais j’ai connu l’amour très jeune. Après, ces chansons, c’est aussi pour charmer le public. Il faut toujours remettre ses sentiments en question. L’amour est l’une des plus belles choses.

Musicalement, l’influence gypsie prend une place importante dans votre album (« Kendji », NDLR), c’était essentiel pour vous de rappeler vos origines gitanes ?

Pour mon premier disque, c’est ce que je voulais : présenter mes origines, la musique de chez moi et pas que les conneries et les clichés que les gens véhiculent chez les gitans. Je veux montrer qu’il y a des très bonnes personnes chez moi, de très bons musiciens.

Vous vivez toujours dans votre caravane, ce n’est pas compliqué de ne pas avoir de logement parisien ?

Pas du tout ! Me déplacer tous les jours, dormir à droite à gauche avec ma caravane, je connais ça très bien et ça ne me dérange pas.

« J’ai appris à lire mieux et plus vite grâce à la Bible »

Kendji Girac

Bien qu’ayant des origines communes avec ceux qui se définissent eux-mêmes comme des roms, un certain nombre de gitans refusent cette appellation, c’est votre cas ?

Oui, nous n’avons pas les mêmes coutumes. Eux viennent principalement de Roumanie, nous, on revendique notre origine catalane. On est un peuple du sud, ce n’est pas du tout pareil.

Dans l’émission « On n’est pas couché » animée par Laurent Ruquier, vous aviez expliqué vous sentir « offensé » quand, enfant, vous alliez faire les courses avec votre mère…

Il y avait des vigiles qui nous suivaient derrière, pourtant je n’étais qu’un enfant, et ma mère n’était qu’une femme. Je m’en souviens encore parce que ça nous arrivait souvent. C’est des choses qui m’ont marqué et ma mère encore plus. On nous a toujours mis dans le même sac. Mais ma fierté, c’est qu’aujourd’hui les gens voient que chez nous, les gitans, on n’est pas tous les mêmes, on n’est pas que des « mauvais ».

La légende dit que la Bible vous a aidé à apprendre à lire…

Oui c’est vrai. À l’école, j’avais beaucoup de difficultés à lire. Quand on était en voyage et qu’on n’avait pas le temps d’aller à l’école, je lisais la Bible. Et j’ai appris à lire mieux et plus vite grâce à ce livre.

La religion, c’est important pour vous ?

C’est sûr, et c’est pour ça qu’on se déplace à chaque fois l’été pour faire des missions évangéliques. Le peuple gitan est devenu très évangélique.

Votre deuxième album est-il déjà en préparation ?

On commence à travailler dessus tout doucement. Il va sortir cet hiver normalement. Je vais certainement aller chercher des styles un peu plus loin, avec des surprises, mais bien sûr qu’il y aura des sonorités gypsis à l’intérieur.

 

SOURCE : LE PROGRES

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